La construction de l'avion a commencé par le fuselage. Mais avant le fuselage, un petit plaisir de voir la structure nue à l'echelle 1:10. La poupée permet d'estimer la largeur de la cabine (si on était tous comme cette poupée on pourrait y rentrer à trois côte à côte...).
Le 12 juin 1999 je suis allé à Bernay chercher mon spruce
chez Air Menuiserie. Les deux patrons sont des menuisiers (anciens de chez
Mudry). Ils pratiquent des prix plus élevés que d'autres
débiteurs de bois plus connus, mais leur bois est d'une qualité
irréprochable. Les dimensions étaient bien respectées
et la plupart du débit était de qualité "surchoix".
Je n'ai pas eu beaucoup de problèmes avec le transport :
J'ai commencé par les deux lisses collées à plat sur le plan de travail :
Collage des baguettes et des goussets triangulaires. Au début
je ne faisais pas beaucoup attention au surplus de la colle résorcine.
J'emploie depuis toujours la Sader Marine utilisée sur tous les
CAPs (CAP-10, CAP-20, CAP232, etc.)
Remarque : Il vaut mieux mettre un bande adhésive pour protéger
les parties des baguettes voisines aux joints avant le collage que
de poncer des heures et des heures...
Le serrage a été assuré par les pièces
dont on voit la simplicité.
Le bon fonctionnement des "dispositifs" de serrage a été vérifié par plusieurs éprouvettes.
Méthode simplifiée de contrôle des collages:
L'heureux constructeur avec la lisse de fuselage terminée...
Préparation et collage du ctp sur les lisses. J'ai préféré coller le ctp sur les lisses à plat pour assurer le bon pressage. En outre, cela m'a épargné la mise en place des centaines d'agrafes.
Et voila le travail :
Ensuite a commencé la construction en 3 dimensions. Ci-dessous le gabarit de mise en forme de barque et le "pliage" des lisses :
Voici quelques dispositifs très sophistiqués de serrage
des goussets en 3-D : à gauche un gant en latex et à droite
un élastique !!!
Contrôle qualité des collages en utilisant les méthodes ci-dessus :
La barque commence à prendre forme. Il manque quand même le plancher.
Le plancher intérieur d'abord :
Ensuite le remplissage de l'espace entre les deux plaques de ctp avec la mousse en bombe :
La plaque de ctp de bouleau a été protégée
contre l'humidité avec deux couches de vernis polyuréthane.
Environ 5 heures après l'application de la dernière couche,
le vernis était presque sec mais très collant. Nous avons
donc collé à ce moment-là pour obtenir une bonne adhésion
entre la mousse et le contreplaqué. Cette méthode a été
testée péalablement avec succès. Il ne s'agit pas
bien sûr d'une vraie structure sandwich (la mousse en bombe n'est
pas du tout homogène et le vernis n'est pas une vraie colle structurale)
.
Après la mise en place de quelques centaines d'agrafes, un peu
de poids réparti (environ 250 kg) pour plaquer le ctp contre le
bas du fuselage.
L'un des joints en biseau est tombé juste au-dessus du longeron
arrière. Il a fallu donc coller des plaques de renfort sur tous
les joints des deux côtés.
Ici un test non concluant d'utilisation de la résine chargée
de microballons en tant que mastic léger.
A suivre...